Alternative à la culture ou culture alternative ?

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par L'équipe du | Réseau Sol
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Alternative à la culture ou culture alternative ?
Lorsqu'il est question d'économie solidaire, nous pensons immédiatement au commerce équitable, aux systèmes d'échanges locaux, aux monnaies « fondantes », ou encore au microcrédit. Pourtant l'économie solidaire s'étend depuis longtemps à d'autres secteurs d'activité, parmi lesquelles les activités artistiques et culturelles.

 

 

Les difficultés du métier

"La sélection aujourd'hui est très dure, c'est un vrai système d'entonnoir. Les grosses maisons de disque souhaitent tout contrôler, mais elles sont elles-mêmes tenues en laisse par les grands distributeurs (FNAC, supermarchés...), qui imposent leur rythme de vente, leur volonté de renouveler constamment leurs offres, et leur style musical", explique François Hadji-Lazaro, musicien, acteur et chanteur français.

 

 

Quelques chiffres :

- 5% de la production musicale actuelle représente 80% des ventes.

- 60% des disques sont vendus en grande surface.

- Auparavant, la vente de 10 000 disques permettait à l'artiste de vivre de sa musique. Aujourd'hui, il en faut plus de 50 000.

source : www.univ-mlv.fr

- 4 entreprises monopolisent 80% des ventes de disques en France,  mais seulement 20%  des références proposées.

Source : Le Monde, 11 mars 2007.

 

 

Un exemple grenoblois : Dyade Arts et Développement

L'association fontainoise Dyade Art & Développement est un collectif regroupant des artistes et des militants depuis 2001, autour de l'envie de mettre en pratique une autre économie de la culture. A contre pied des méthodes promue par une industrie capitaliste ultra-dominante, ce collectif autogéréexpérimente des modes de production qui permettent aux artistes de maîtriser leur travail et de promouvoir des esthétiques aujourd'hui peu mises en valeur.

 

Depuis 2004, l'association est engagée dans le réseau "Cultures solidaires", qu'elle a initiée en collaboration avec un réseau de coopératives artisanales marocaines, une agence de tourisme solidaire, une fondation et une association catalane. Il s'agit d'un réseau qui œuvre tant pour la création artistique que pour la sauvegarde d'un répertoire traditionnel menacé par la mondialisation culturelle. Les actions se déroulent dans une perspective de solidarité avec les communautés d'origines des artistes. Chaque partenaire s'engage de plus à garantir la transparence économique et juridique la plus complète lors des tournées et des enregistrements.

 

Dans un contexte comme celui de la loi Hadopi, dispositif de surveillance généralisée promu par l'industrie du disque, Dyade a fait le choix de favoriser la libre circulation de ses productions en les plaçant sous licence Créative commons, permettant une utilisation non-commerciale libre.

 

"Notre économie, comme celle d'une grande majorité du monde culturel, est avant tout une économie du spectacle vivant, unique moment de rencontre entre les artistes et leur public. Pour autant, parce qu'il peut être intéressant pour un musicien de fixer son travail, nous produisons des disques, dans une logique plus proche de l'artisanat que de l'industrie (les tirages n'excèdent pas 1000 exemplaires). L'achat de ces disques (y compris en utilisant des Sols) contribue donc à la vie de l'association et à la diffusion de l'expression artistique".

 

"Nous regardons la filière avec le regard des musiciens, ce qui nous amène à avoir un regard critique et un questionnement vis à vis de l'industrie du disque. On a surtout remarqué que la concentration laisse un sérieux vide pour les petites productions, les étapes de création. Ce n'est pas le métier de l'industrie que de s'occuper de cette partie de la production. Et l'industrie du disque ne va pas se réformer." Nizar Baraket, Dyade A&D

 
 

Et le SOL dans tout ça ?

Le réseau Sol comprend plusieurs structures qui assurent la promotion d'une culture alternative plutôt qu'une culture de masse. Ainsi, pour le moment, le Théâtre 145, le Café des Arts et Dyade Arts & Développement participent au réseau. De part leur inscription dans un quartier, la création avec ses habitants, et la promotion d'artites locaux, le Théâre 145 comme le café des arts s'inscrivent pleinement dans cette démarche.

 

 

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